La complexité des techniques actuelles amène les magistrats chargés de statuer dans un litige, à recourir aux avis de spécialistes de disciplines les plus diverses telles que la médecine, le bâtiment, l’agronomie, l’informatique… Reconnu pour ses grandes compétences et expériences dans son métier, son art ou sa science, l’expert judiciaire se voit confier une mesure d’instruction par une juridiction.

Auxiliaire de justice, l’expert judiciaire doit accomplir sa mission avec conscience, objectivité et impartialité.

Dans le cas où un juge de la mise en état, un tribunal ou une cour, s’estiment insuffisamment informés, ils décident d’ordonner une expertise en définissant une mission qui ne peut porter que sur des questions techniques. Il ne peut pas trancher des questions d’ordre juridique.

L’expert entend les parties, recueille leurs observations, dires et explications, procède aux constatations, décrit les éléments du litige, les analyse, évalue le coût de ses préconisations et donne un avis, formulant ses conclusions sur ses recherches techniques.

Force est de constater que l’expert judiciaire n’a pas pour mission de rechercher des informations mais d’utiliser celles dont il a connaissance dans ses conclusions. Dès lors, l’existence d’une réelle carence apparait dans l’accès aux informations volontairement dissimulés par l’une des deux parties.

Face à cet état de fait, l’enquêteur apparait donc comme le seul acteur ayant la capacité technique et juridique pour recueillir des éléments probants et de soumettre au juge son rapport dans le cadre de la défense des intérêts de son client.